Tanguy Male
1ère Année de Top-up en International Business à Universidad EAFIT à Medellin en Colombie.


Bonjour à tous !

Je suis Tanguy MALE, un étudiant français parti étudier en Colombie grâce à l’aide de Do It Abroad.

Je suis issu d’une filière STMG, suivie par un DUT Techniques de Commercialisation en Bretagne. Mon établissement ne proposant aucun DUETI, j’ai choisi de créer mon projet moi-même. Je souhaitais déjà partir à l’étranger mais je ne savais pas vraiment comment m’y prendre. Devant l’infinité de possibilités, mes recherches sur Internet n’ont pas été très fructueuses.

J’ai découvert Do It Abroad à travers une annonce de stage qu’ils avaient fait parvenir à mon IUT. Je me suis donc renseigné sur cette organisation et ai rapidement pris contact avec eux.

Après de longs et houleux échanges avec l’université en Colombie, j’ai reçu un mail de l’université (en espagnol) que j’ai plus ou moins déchiffré, m’indiquant de venir « au plus vite ». Facile, évidemment. Départ un peu précipité, mais la décision de partir a été immédiate, quelques jours plus tard je prenais l’avion direction l’Amérique Latine.

Ma famille et mes amis n’étaient pas forcément enchantés de me voir partir si loin, dans un pays si mal perçu. Beaucoup m’ont dit « Mais pourquoi pas l’Espagne ? ». La réponse est simple : je voulais sortir de ma zone de confort et voir le monde, hors Europe (que j’avais déjà pu explorer à travers différents voyages).

Arrivé donc en Juillet 2018, avec un anglais assez confiant mais un espagnol catastrophique, ce ne fut pas facile. En dehors de l’université, les colombiens ne parlent que très peu anglais et j’ai mis peu de temps à le découvrir. Fort heureusement, une première semaine en Airbnb chez un de mes futurs professeurs (anglais soit-dit en passant) m’a beaucoup aidé pour les premiers pas outre-Atlantique. Je suis arrivé dans le quartier le plus riche de la ville, donc le dépaysement n’était pas impressionnant au premier abord.

J’ai eu la chance de rencontrer rapidement une organisation d’étudiants colombiens qui organisaient des évènements pour les étudiants internationaux. À travers des fincas (sorte de villa à la campagne), les sorties s’enchainaient et en quelques jours j’étais passé de ma douce Bretagne à la Cordillère des Andes.

Évidemment, je me suis aussi reconcentré sur mes études. On m’a donné accès à une large liste de cours, et j’ai pu choisir des domaines qui m’ont épanoui intellectuellement.

Après avoir « découvert » ma voie au premier semestre, j’ai axé mes études sur la diplomatie commerciale au second semestre. À partir de Janvier, cherchant une expérience différente des études et des sorties nocturnes, je voulais entrer dans une entreprise.

Ma très bonne relation avec la présidente d’une entreprise évènementielle m’a permis d’y entrer. J’ai également donné des cours de français, travaillé dans un bar et ai pris contact avec un camarade de classe vénézuélien ayant une entreprise d’exportation de café.

Aujourd’hui après près d’un an en Colombie, j’ai beaucoup voyagé et c’est maintenant que je comprends vraiment ce que « différence culturelle » signifie. Au-delà de l’image d’insécurité et de producteur de drogue, la Colombie a bien des choses à offrir.

Aujourd’hui pour partir, beaucoup posent l’argument de l’argent. N’ayant très honnêtement ni l’envie ni les moyens financiers d’aller en école de commerce, j’ai fait un prêt pour cette expérience à l’étranger. Ce fut le meilleur investissement de ma vie.

Les points « négatifs », qui ne le sont pas vraiment, sont divers. Premièrement, Medellin est l’une des villes les plus appréciées d’Amérique Latine aujourd’hui, et beaucoup d’écoles de commerce françaises ont des partenariats ici. J’ai donc rencontré beaucoup de Français. On se rend compte que les points communs dus à la même culture sont inévitables. Trouver le juste milieu entre les locaux et les français semble parfait, c’est ce que j’arrive à faire sur mes derniers mois.

Mes cours du premier semestre étaient tous en anglais. Pourquoi ? Je ne me sentais pas capable de suivre un cours en espagnol. Si je l’avais fait, j’aurais certainement progressé encore plus rapidement.

Aussi, ne pas avoir été complètement au bout de mes projets professionnels restera un regret, mais la différence culturelle est très visible au travail et pas toujours facile à appréhender. Ses « échecs » me seront utiles à l’avenir pour ne pas les réitérer.

Je vis mon expérience à fond, et j’ai aujourd’hui accompli mon objectif : améliorer mon espagnol. Je peux désormais communiquer sans problèmes. Prendre des cours de langues c’est bien, apprendre à l’étranger, c’est encore mieux.  Certes la marche était haute, le défi était osé, mais je suis aujourd’hui très fier de l’avoir fait.

Globalement, j’ai toujours cherché à sortir de ma zone de confort, même une fois sur place, notamment en quittant le quartier « étranger » pour m’installer à l’autre bout de la ville dans une zone plus culturelle.

Ne jamais se reposer sur ses acquis et toujours aller de l’avant est le meilleur conseil que je puisse vous donner.


Merci Tanguy pour ton témoignage, et bonne continuation dans ta vie colombienne !
DO IT ABROAD’s TEAM

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